26 juillet 2008
On baille, on soupire, on enrage... Et à la fin, on s'endort !
Très mauvaise série de vacances, en ce qui me concerne. Tellement mauvaise, que des avis longs et argumentés, sur ces ouvrages, me sembleraient une énorme perte de temps (alors que j'ai tant de billets en retard, sur des œuvres tellement plus riches !). En quelques mots, donc, trois livres et un cd :
- "Doggy Bag, saison 1", de Philippe Djian * : l'idée se s'inspirer des séries télé pour une série de romans, est plutôt amusante (même si on se demande où est l'innovation vendue partout, après tout : c'est la littérature qui a inventé le "feuilleton", pas la télévision). Malheureusement, je n'irai pas au-delà de la Saison 1, tellement la série à succès de Philippe Djian (auteur que j'aime) est poussive. Pas illisible, parfois marrante, mais déjà vue... Pas à la télé : dans les autres livres de l'auteur ! C'est un peu plus embêtant. D'ailleurs, la comparaison avec les séries télés ne tient pas la route : si cette Saison 1 avait été un dvd, je n'aurais pas dépassé le cinquième épisode...
- "Tribulations d'une caissière", d'Anna Sam ° : et donc, on adapte les chroniques de blogs en roman. Pourquoi pas ? On en connaît qui ont un vrai talent d'écriture, sur les blogs. Ce n'est malheureusement pas le cas d'Anna Sam, dont j'ai lu le livre sans a priori et qui a réussi un exploit : à l'avenir, si je relis un roman adapté d'un blog, j'aurais sans doute des a priori, à cause de celui-ci. Aucun style, aucun personnage digne ce nom, aucune fantaisie, "Tribulations d'une caissière" est d'une vacuité effrayante. Il se trouvera bien un ou deux critiques populistes pour dire que ce livre dit des choses sur notre société (Anna Sam = la Cindy Sander de la littérature ?!) ; si seulement c'était vrai ! On lui pardonnerait bien des choses, mais hélas, on n'en apprend pas plus sur le monde d'aujourd'hui qu'en discutant avec ma belle-sœur (qui est caissière, aussi). Cela valait bien la peine, tiens !
- "Chroniques de l'asphalte 2/5", de Samuel Benchetrit ° : en un mot ? Pitoyable. Après un premier volume plutôt sympa, Benchetrit continue son autobiographie, passe directement à la case adulte, raconte ses galères d'apprenti photographe, qui débarque à Paris. Rien qu'avec cette intro, on nage dans le cliché ; on n'est pas au bout de nos peines : "Chroniques de l'asphalte 2/5" est une espèce de pastiche misérabiliste de Bukowski, un chef d'œuvre de vulgarité gratuite, rédigé dans un style presque illisible tellement il est maniéré, pseudo provocateur, mais surtout : complètement plat. A part le nombrilisme d'un auteur à qui je n'écrirai pas de troisième lettre, je n'en ai rien retenu.
- "¿ Como te llamas ?", d'Albert Hammond Jr * : le premier album solo du guitariste des Strokes, c'était un petit disque artisanal et sympathique, pop, léger, idéal pour l'été. L'anti First Impressions Of Earth, et on adorait cela. Démoulez-le pour obtenir son double inversé, vous aurez le second opus. On croirait qu'Hammond fils a décidé de ficher en l'air tout ce qu'on aimait bien, sur Yours to keep. Résultat, ¿ Como te llamas ? est un album deux fois trop long, pompier au possible, où l'on s'assoupit une chanson sur deux. A vous de me dire s'il est à moitié nul, ou à moitié bien...
17 juin 2008
Les critiques auxquelles vous avez échappé
Car je suis en vacances, et j'ai autre chose à faire que d'écrire sur mon blog !
- "Rêves d'amour", de Laurence Tardieu ° : Cette fois, c'est certain, Laurence Tardieu est une maniaque obsédée par le deuil, la mort, la perte. C'est son droit, chaque auteur à ses obsessions, ou ses thématiques récurrentes. Mais le problème, après cette troisième lecture (après "Puisque rien ne dure", non terminé ; et "Le jugement de Léa", évoqué ICI), c'est que tous ses livres n'existent que par cette thématique. Il n'y en a pas d'autre, l'écriture est au mieux plaisante... Vraiment, cet auteur n'est pas pour moi. Déjà peu convaincue au début, j'ai été cette fois ennuyée par l'impression de lire pour la troisième le même livre.
- "This is not a love song", de Jean-Philippe Blondel ** : Thom a anéanti toute velléité d'écrire un billet sur ce livre. Il a déjà tout dit, mieux que tout le monde, y revenir n'aurait pas d'intérêt. Fort, très bien écrit, le dernier roman de Blondel est très réussi et porte bien son titre. Acide, mais pas amer. A découvrir !
- "Boys in the band", de David Brun-Lambert * : l'idée est marrante, cette bio un peu fantasmée des Libertines. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds, il se trouve que c'est un vrai roman qui ne manque pas de qualités. Le problème, c'est qu'il est tellement centré sur le groupe, tout en étant tellement loin de son essence, qu'il ne serait sans doute satisfaisant pour personne : l'amateur de littérature qui ne connaitrait pas les Libertines passerait sans doute à côté ; le fan, lui, serait un peu mal à l'aise devant tant de facilités prises avec la "vraie histoire" du groupe (voir ICI)
Et maintenant, je vais aller savourer un peu mes vacances (d'autant qu'il fait très, très beau, ici !), ma famille et mes amis (si cela ne vous ennuie pas...). Prochain billet en début de semaine prochaine, si tout se passe bien.
A très vite !!
