10 juin 2008
"Bleu poussière" - Jennifer D. Richard *
Il y a du bon et du moins, dans ce premier roman à la très belle couverture. Et, ce qui est très étonnant, c'est que ce que j'ai aimé dedans est tout ce que je n'ai jamais aimé ailleurs.
Etant, en général, très méfiante vis à vis de la science-fiction (qui doit être, de loin, le genre littéraire que j'aime le moins - pardon, Lhisbei), j'ai été assez surprise de me retrouver captée par l'histoire, et "enchantée" (le mot n'est pas trop fort) par l'imaginaire de l'auteur. Si l'idée de plonger un jeune homme ordinaire dans la peau d'un autre, au cœur d'un monde futuriste angoissant, n'a rien de très originale...J'ai trouvé la manière dont ce monde était développé tout à fait convaincante. Il s'agit d'ailleurs, si je me fie à mes informations, plus d'anticipation que de SF (c'est peut-être pour cela que ça m'a plu !). Donc, d'un monde très proche du nôtre, comme le nôtre, même, dont les menaces auraient été outrées pour le besoin de l'intrigue. Poussant le concept de politiquement correct jusqu'à l'extrême, l'auteur invente donc un univers régit par l'obligation d'être dans "L'Euphorie perpétuelle" (pour reprendre les mots de Pascal Bruckner). Idée remarquable, qui atteint son paroxysme avec l'usage des "cellules de rêve" (autrement dit : les endroits où l'on jette les malheureux, les dépressifs... Et les gens normaux, le plus souvent, car les gens normaux ne sont pas souvent heureux). La barbarie douce, séduisante ; engloutie sous le consensuel et les bonnes intentions.
Malheureusement, cette partie presque satirique ne constitue pas l'essentiel du livre, qui se résume surtout à une quête identitaire trop superficielle pour être touchante, et une intrigue de "thriller" aux ficelles épaisses comme des blagues de Bigard (j'exagère, mais je n'ai pas trouvé de comparaison !). Le grand final, surtout, est à la limite de la paresse, ou plutôt : il est assez mal amené, trop brutal, et si peu étoffé, qu'il passe pour un retournement à deux balles. Pourtant, dans son ensemble, "Bleu poussière" n'est pas complètement raté. Par exemple, il n'est pas dénué de rythme, ni d'humour, ce qui est toujours bon à prendre. Il manque surtout beaucoup de maturité, à l'image de ce style "djeuns" qui n'est pas nul, juste complètement décalé, par rapport à l'atmosphère générale, et qui manque un peu de souffle. Dommage, pour une fois que j'aimais bien quelques trucs SF !!
07 juin 2008
"Le Cosmonaute" - Philippe Jaenada * *
Les histoires d'amour finissent mal, en général. Des fois elles commencent mal, aussi. Et des fois encore, elles finissent bien, mais c'est quand même plus rare. L'histoire du "Cosmonaute" mélange à loisir ces trois propositions, avec discernement mais sans distinction, et voici un livre à la fois très réussi et très déroutant.
Il s'agit donc d'une histoire d'amour. Le narrateur, Hector, tombe amoureux de Pimprenelle, la fille dont rêve n'importe quel homme de base, c'est à dire qu'elle est drôle, insouciante, belle, pas con, et pourvue d'un appétit sexuel considérable. Où va se nicher le fantasme, chers lecteurs !! Evidemment, Hector va rapidement déchanter : la vie conjugale va passer par-là. Au quotidien, Pimprenelle va se révéler être un vrai tyran domestique, maniaque, obsessionnelle, jalouse, hystérique...En quelques pages, elle passe de la femme idéale au cauchemar ambulant, on peine à le croire, et surtout : on peine à comprendre qu'Hector puisse rester avec elle. Surtout que l'arrivée d'un bébé ne va rien arranger !
Certains y verront, c'est prévisible, un déficit de crédibilité. Mais justement, c'est exactement ici que Philippe Jaenada veut nous amener, c'est à dire : à nous demander pourquoi Hector reste. La morale de l'histoire, bien sûr, c'est que l'amour est quelque chose de fort, de puissant, et de complètement irrationnel. Que l'on ne décide pas d'aimer ou non les gens, que l'on est soumis, parfois (souvent), à des pulsions contraires, et que ce qui nous attire chez les gens n'est pas juste une liste de qualités sur un "C.V. affectif". De ce point de vue, le roman est réussi, tout en étant complètement raté. En effet, si l'idée est belle, si l'écriture est exceptionnelle, et la construction, impressionnante...Il m'a semblé que Philippe Jaenada allait trop loin, dans sa satire de la vie de couple. Qu'il tapait trop fort.
C'est à dire qu'en fait, je comprends, avec le recul, que certains aient offerts une lecture du livre si différente, et sûrement erronée (je pense). Parce que le personnage de Pimprenelle est si sombre, si dur et si insupportable, que le lecteur a quand même du mal à trouver en elle la part d'humanité justifiant qu'Hector reste. C'est un peu comme si elle avait été complètement "amputée" de tout ce qui était doux, chez elle, qu'on entrevoit au début et qui disparait très vite (trop vite, en fait, c'est peut-être le défaut du livre : on n'a pas le temps de s'y attacher). Du coup, en face, Hector ne passe pas, jamais, pour un amoureux qui dépasse les défauts (énormes) de celle qu'il aime ; mais plutôt pour un gros lâche, qui s'écrase et qui cède, et qui n'a pas le courage de se tirer. Cela, je suppose que ce n'était pas l'idée de l'auteur, au départ.
Alors, pour résumer, ce livre est une caricature très efficace, souvent très drôle même si certaines situations confinent au glauque. Le style de Jaenada est incroyable, il y a un ton très personnel, quelque chose de grandiose, dans ce livre. Mais pour être une vraie belle histoire d'amour, il manque quand même un peu de tendresse, de douceur, de ce qui fait l'amour, si vous voulez. Comme si, en voulant éviter à tout prix les effets secondaires (le pathos, la guimauve), l'auteur avait carrément zappé leurs principales causes.
Du 1er juin au 31 juillet, Philippe Jaenada est l'Aristochat
04 juin 2008
"Era Vulgaris" - Queens Of The Stone Age * * *
Paru l'an dernier, le cinquième album des Queens Of The Stone Age a reçu un accueil mitigé, que j'ai un peu de mal à m'expliquer. Mais je ne suis peut-être pas une référence : après tout, j'ai toujours été plus réservée face à l'engouement, suscité par ce groupe né des cendres de Kyuss (groupe heavy-rock héros de mon adolescence). Si je reconnais de grandes qualités au méconnu Rated "R" (2000), si j'admire l'excellent Songs For The Deaf (2002)... Je ne fais pas partie de ceux et celles qui considèrent ce dernier comme le meilleur album de la décennie. Il en va de même pour le groupe, que j'aime bien, mais dont je trouve la production inégale (un premier album anecdotique, un Lullabies To Paralyze encensé en 2005, que j'ai trouvé bruyant et répétitif).
Peut-être parce que j'en attendais beaucoup moins que d'autres, j'ai été enthousiasmée par Era Vulgaris, premier disque du groupe culte que j'apprécie du début à la fin. Un album "a priori" plus mélodique, en tout cas plus léger, tout à la gloire de Josh Homme, leader du groupe dont la voix lisse se marie mieux au rock "classique", qu'au hard. En très grande forme, il a décidé de mettre l'accent sur les mélodies, plutôt que sur les gros riffs, en résulte deux chansons vraiment géniales : "Make It Chu" et "3's & 7's".
Comme sur chaque album des Queens Of The Stone Age, c'est cependant la production qui fait la différence. Depuis Rated "R", le groupe développe un son très personnel, à la fois lourd et clair, qui fait passer parfaitement la pilule de titres plus agressifs ("Sick Sick Sick" ou "Misfit Love"). Son succès planétaire, n'en doutez pas, vient de cette capacité à lisser (policer ?) le heavy-metal : les Queens Of The Stone Age ne sont ni trop trash, ni trop pop. Ils passent aussi bien en radio qu'en soirée, en voiture, je connais même une boite où ils passent aussi !
Cette universalité, déjà présente sur leurs précédents disques (je ne compte pas le premier, un très bon disque de hard, mais un disque de hard, sans plus), trouve sur Era Vulgaris une forme d'accomplissement. Sans perdre sa substance, ni ses rythmiques puissantes, le groupe avance vers une musique plus aérée, donc : plus agréable. Beaucoup ont fait au groupe le procès, l'an passé, de "virer pop". Une idiotie, doublée d'un préjugé : qui y a-t-il de "pop" dans "Sick Sick Sick" ? Ou "Run, Pig Run" ? La pop, il me semblait que c'était une musique universelle, n'écorchant pas les oreilles de ma voisine...
Comme d'habitude, vous pourrez écouter un morceau en cliquant sur l'image. Il s'agit de "Into The Hollow", une des meilleures chansons de ce cru 2007, qui montre les progrès incroyables de Josh Homme, en tant que chanteur.
(voir aussi les avis de Klak, et de G.T., sur une seule chanson !)
01 juin 2008
"Indiana Jones et le royaume du crane de cristal" - Steven Spielberg * *
Le dernier Indiana Jones tient toutes ses promesses, notamment la première de toutes : être sévèrement critiqué par toute une partie de la presse, comme du public. On pouvait s'y attendre, s'il y a bien un film cette année pour lequel il ne faudra pas se fier aux critiques, c'est celui-ci.
Alors donc, qu'est-ce que j'en pense ? Comme tout le monde, j'ai trouvé le scénario assez basique, mais en même temps, je n'ai jamais trouvé que la série brillait par ses histoires. Le film n'en reste pas moins intéressant, ses deux principaux mérites étant de : confronter Indy à son âge, à l'érosion du temps, avec un certain humour ; conserver la même ambiance complètement désuète (années 50, Guerre Froide...) qui faisait déjà le charme des précédents opus. Le film tout entier semble construit sur cette exigence "vintage", son efficacité vient vraiment de là. Pas d'effets spéciaux tonitruants, pas de bagarres où les méchants feraient du kung-fu (comme dans l'horrible "Hannibal Lecter"), pas de modernisation inutile du mythe, façon James Bond (Indiana Jones, c'est maintenant un mythe)... Spielberg a réuni tous les ingrédients pour réaliser un petit film d'aventures à l'ancienne, on en oublierait presque qu'en son temps, le premier Indiana Jones était le summum de la technologie cinématographique !
Cette modestie, de toute évidence, n'est qu'apparente ; ce qui fait que le film marche, c'est justement parce que cette volonté de Spielberg s'inscrit "en creux", et même "en contre", par rapport aux productions contemporaines du genre. Ce sans chercher le kitsch volontaire (a contrario de "La Momie"), en cultivant le second degré, plutôt que le troisième. Difficile de dire si ce quatrième épisode au titre à rallonge s'inscrira dans la durée, et s'il sera aussi mémorable que les trois premiers. Ce qui est certain, c'est qu'il faudrait être bien exigeant pour en sortir déçu (mais c'est vrai aussi que la série est devenue si mythique , qu'on a fini par oublier que les premiers non plus, n'étaient pas des chefs d'oeuvre). C'est sans doute le meilleur film de pur divertissement du moment, c'est bien filmé, bien joué... J'ai beau chercher, je ne vois ce qu'il manque...
29 mai 2008
La dure loi des chiffres
Officiellement, le bloggueur n'écrit pas pour être lu, le taux de fréquentation de son blog ne l'intéresse pas. Cela dit, quand vous lui posez la question, il a toujours un ordre d'idée, vous avez dû le remarquer.
Mon désintérêt pour la chose des blogs n'ayant d'égale que ma nullité en informatique, c'est seulement aujourd'hui que j'ai jeté un œil aux statistiques de 115th Dream, pour la première fois en 53 semaines (me dit le serveur, je n'ai pas compté).
Verdict sans appel : 83 visiteurs par jour en moyenne ! La classe ! Les connaisseurs en matière de blogs vont se moquer de moi, mais sur le coup, j'étais vraiment contente. 83 personnes que je ne connais pas qui s'intéressent à mon blog ? Super !
Super... C'est vite dit. Il est possible, sinon certain, que de tous les blogs que je fréquente, le mien soit le moins lu, le moins bien répertorié, le plus confidentiel. Mais c'est vrai aussi que se comparer à un Art-Rock, à un Biblioblog, ou pire (un Golb ?), qui doivent avoir 5 à 10 fois plus de visiteurs, n'aurait aucun sens. Au contraire : j'aime bien le côté "happy few" ! mais j'admets que je me disais, en mon for intérieur, que j'avais d'autres lecteurs que les six ou sept qui commentent ici régulièrement (et se reconnaitront)... Et bien non !
Donc, je réfléchis à une nouvelle formule de 115th Dream. Parce que comme je n'aime pas le procédé de base pour attirer des gens (qui se résume, en gros, à se prostituer en laissant des commentaires partout, dans l'espoir d'attirer l'attention), et comme je préfère commenter ce que j'ai envie, quand j'ai envie (c'est à dire : presque rien, presque jamais)... Le référencement ne risque pas de s'améliorer de sitôt. Attention, hein : j'ai dit que je réfléchissais, pas que j'avais des idées. J'aimerais bien proposer quelque chose d'un peu plus original que des petits carnets, cela méritait que je vous le dise, la révélation n'est pas vitale, mais elle me permet de meubler en attendant (il faut bien que je soigne mes 83 visiteurs !).
Si vous avez des suggestions de nouvelles rubriques, n'hésitez surtout pas !
27 mai 2008
"Le Jugement de Léa" - Laurence Tardieu *
J'avoue mon incrédulité. J'avais abandonné "Puisque rien ne dure", il y a quelques mois. Ce n'était pas, à l'époque, le genre de livre que j'avais envie de lire. Je l'avais rendu à sa propriétaire, me faisant une raison ; c'est un peu par hasard que je suis revenue à Laurence Tardieu, avec ce petit livre (antérieur, si je ne m'abuse). Cette fois je me suis sentie plus réceptive, question de période ? "Le Jugement de Léa", sous couvert d'être une histoire différente, me parait assez proche de la moitié de "Puisque rien ne dure" que j'avais lue. C'est à dire très triste, très épuré, et très statique.
Il s'agit de l'histoire de Léa, mère suspectée d'infanticide, qui attend le verdict de son procès. Seule, dans une petite pièce, elle se lie peu à peu avec son gardien, parvient enfin à parler, se révèle petit à petit... Et ainsi s'achève le roman. Ne croyez pas que je vous dissimule une quelconque péripétie, ou un incroyable rebondissement : "Le Jugement de Léa" se résume à ce que je viens d'écrire, à peu de choses près. Il est vrai qu'il est court. D'un autre côté, on aurait pu mettre beaucoup de choses dans ces 120 pages, proportionnellement. C'est ce qui m'a un peu déroutée !
Parce que j'ai trouvé l'ensemble bien écrit, et plutôt intéressant, malgré une certaine complaisance dans le pathos (que j'ai choisi de voir comme un parti pris). Ce qui m'a dérangée, c'est la superficialité du personnage de Léa, qui n'existe que par son geste fou, viscéral. Or, comme ce geste n'est pas du tout explicité, ou tout du moins l'est de manière très confuse...Cela nuit à l'épanouissement du personnage (et donc, à mon plaisir de lectrice). Il est possible que cela soit volontaire, que Laurence Tardieu ait souhaité verser dans la suggestion radicale. Il m'a semblé, à moi, qu'à trop vouloir être suggestive, elle devenait évasive...
25 mai 2008
And the winner is...
Personne !
Personne n'a trouvé la réponse à notre concours, réponse qui était :
Connaissance de l'Est, de Paul Claudel
Cela nous apprendra à organiser des concours alors que nous n'avons presque pas de lecteurs !
Le bon côté des choses, c'est que comme ça, je vais garder le lot pour moi (et ce lot était... Le livre en question, enfin, "en réponse", plutôt).
Bon dimanche, et à bientôt.
24 mai 2008
"Un dernier verre avant la guerre" - Dennis Lehane *
Aussi bien écrit, mais plus traditionnel, que "Ténèbres prenez-moi la main", ce premier épisode des aventures de Patrick Kenzie et Angela Genaro, est aussi le tout premier roman de Dennis Lehane. C'est sûrement pour ça que le résultat, s'il dispose déjà les obsessions récurrentes de l'auteur (misère sociale, violence en chacun de nous, fantômes de l'enfance...), s'avoue moins convaincant.
Les deux détectives y mènent une enquête à hauts risques, impliquant différents notables de Boston, et semblant liée à la guerre des gangs qui agite la banlieue environnante. C'est l'occasion pour l'auteur de se livrer à une série de portraits pour certains poignants, pour d'autres très drôles. Aucun personnage ne laisse jamais indifférent, et certains passages sont complètement prenants.
Pourtant, il manque encore quelque chose, qui se retrouve dans les autres livres de l'auteur (ceux que j'ai lus, en tout cas) : la "transcendance". Dans "Un dernier verre avant la guerre", on a quand même affaire à un roman policier assez classique, avec une intrigue un peu convenue, et un duo de héros attachant mais "déjà vu". C'est dommage, mais c'est un début (de carrière, et de série), et il aurait sûrement fallu que je commence par ici, pour l'apprécier à sa juste valeur.
Voir aussi, du même auteur :
(les commentaires de Thom et de Claude, chez les Chats)
21 mai 2008
Carte de visite (2)
C'est toujours la fin de l'année, je suis toujours débordée...Ce qui signifie que voici la seconde carte de visite !
Aujourd'hui, les dix livres qui m'ont marquée (ou traumatisée, pour certains...).
Joseph Conrad : Typhon
parce que j'ado-ore les histoires de marins ! Et que dans le genre, Conrad, c'est le meilleur.
Bret Easton Ellis : Les lois de l'attraction
parce que j'ai acheté le livre juste pour son titre...ne l'ai pas regretté !
Percival Everett : Effacement
que j'ai évoqué dans ce billet
Francis Scott Fitzgerald : Tendre est la nuit
que j'ai évoqué dans ce billet
Nicolas Gogol : Le Révizor
parce que c'est la pièce la plus drôle à laquelle j'aie jamais assistée, et que ce texte est le plus virulent que j'aie jamais lu
Franz Kafka : Le Procès
que j'ai évoqué dans ce billet
Gérard de Nerval : Aurelia
parce que le sous-titre, Le rêve ou la vie...
Erich Maria Remarque : Un temps pour vivre, un temps pour mourir
parce que Remarque n'a pas écrit qu' "A l'Ouest, rien de nouveau", mais aussi ce livre ténébreux et puissant
Bernard Werber : Les fourmis
parce qu'on n'est pas sérieuse, quand on a douze ans !!
Vous avez bien compté, il n'y en a que neuf ! En effet, j'ai décidé que vous alliez devoir trouver le dixième, cela vous occupera durant mon absence.
Quelques indices, bien entendu : l'auteur est français, et le livre a paru au tout début du vingtième. Ne cherchez pas un roman, il s'agit de poésie...
La réponse dimanche...Et si quelqu'un trouve, il y a aura un lot ! Je ne sais pas quoi, mais c'est promis...
18 mai 2008
Carte de visite (1)
Qui dit fin d'année, dit : surcharge de travail temporaire. J'ai songé à mettre ce blog en pause, mais déjà que j'ai peu de lecteurs, si en plus j'hiberne...Autant le saborder !
Aussi, en attendant d'avoir un peu plus de temps, pour rédiger des billets dignes de ce nom, ai-je décidé d'ouvrir une série de "Panthéons personnels", ou de "Cartes de visite", si vous préférez.
Il y en aura trois : une pour la musique (aujourd'hui), puis dans les semaines à venir, une pour la littérature, et une pour le cinéma. Le concept est très banal, il s'agit de donner, le cas échéant, les dix albums qui ont le plus compté dans ma vie (pas forcément ceux que je considère comme les dix meilleurs disques du monde, je le précise, mais ceux que j'ai usés jusqu'à les trouer, pour certains).
Voici donc la carte de visite musicale !! Les images renvoient, comme d'habitude, à des extraits (sauf pour Bowie et les Libertines, puisqu'ils ont leurs propres articles).
David Bowie : Hunky Dory
que j'ai évoqué dans ce billet.
Nick Cave : Henry's Dream
parce que ce fut mon premier disque de Nick Cave, et parce que "Papa won't leave you, Henry".
Deep Purple : Made in Japan
parce que j'ai écouté du hard-rock au moins une fois, dans ma vie. Mais juste ce disque-là, dont j'ai volé (oui !) le vinyle dans un magasin, en 1997.
Bob Dylan : Street legal
parce que je l'ai acheté par hasard, à une époque où je n'avais que deux Dylan, et que j'en suis tombée amoureuse, ce qui ne serait peut-être pas arrivé si j'avais connu Highway 61 à l'époque.
The Kinks : Face to face
parce que c'est un disque tout parfait, un assemblage de chansons "pop", toutes fabuleuses
The Libertines : The Libertines
que j'ai évoqué dans ce billet
Mano Negra : Casa Babylon
parce que c'est le dernier disque d'un groupe que j'ai adoré, et parce que quand je l'ai acheté, j'ai découvert, dépitée, que mon groupe favori d'alors, s'était séparé la semaine juste avant.
The Smiths : Strangeways, here we come
parce que c'est l'album mal aimé des Smiths, alors qu'il est grand
Sweet : Sweet Fanny Adams
parce que mon oncle me l'a offert en me disant : "laisse tomber tes Supergrass, c'est ça, le glam"
Supergrass : Life on other planets
parce que je suis quand même retournée à Supergrass l'année suivante !









