115th Dream

Mes carnets de culture. Des livres, des disques, des films...Entre autres !

22 avril 2009

"Six Feet Under" - Alan Ball * * * *

six_feet_underIl y a quelques semaines de cela, Thom conviait les blogueurs à une "odyssée des séries" réalisées dans les années 2000, et invitait chacun, s'il le souhaitait, à écrire une note de présentation d'une des séries en question.

Je dois dire que, personnellement, je regarde peu de séries. Sur mon bulletin de vote, il n'y en avait pas 10, dont au moins trois que je n'ai pas vues en entier. Mais le hasard fait bien les choses : ma préférée d'entre tous, "Six Feet Under", n'avait pas encore été présentée par nos blogs "amis".

Dans l'histoire des séries, dans les discussions avec les fans du genre, "Six Feet Under" est un nom qui revient tout le temps, avec "Les Soprano" (que je n'ai pas vue), comme si toutes deux formaient "l'alpha et l'omega des séries télé". En ce qui concerne "Six Feet Under", je ne peux que confirmer. Si vous n'avez jamais vu de série de votre vie, si vous n'aimez pas ça, si vous pensez, même, que c'est une mode sans intérêt, je ne peux que vous encourager à voir celle-ci, peut-être la seule série qu'il vous faut vraiment avoir vue au moins une fois. Ce n'est vraiment pas par hasard si, à son sujet, il n'y a que des superlatifs.
Créée en 2001 par Alan Ball, "Six Feet Under" a la particularité de n'avoir rien de spécial. Pas de suspens insoutenable, pas de pouvoirs magiques, pas de SF, pas d'enquête...C'est une série réaliste, si l'on veut. Une chronique de moeurs pleine d'excentricité dans les situations, mais toujours ancrée dans le quotidien, dans une réalité souvent macabre, normal : les héros s'occupent d'une entreprise de pompes funèbres. Il y a la mère, le fils aîné un peu ado attardé, le fils cadet un peu rigide, la petite soeur fantasque. Les Fincher sont des gens très ordinaires en apparence, mais dont la complexité étonne un peu plus au fil des épisodes, une complexité telle qu'en effet, on peut se dire que l'auteur n'avait pas vraiment besoin d'une intrigue haletante, pour délivrer quelque chose de passionnant.
Mais bien sûr, "Six Feet" ne serait rien sans l'humour. Noir le plus souvent, il se mêle à la tendresse et à l'humanité, et compte énormément dans l'ambiance, si particulière, de la série. Une ambiance que l'on pourrait presque qualifier de "poétique" : des fantaisies visuelles qui se glissent l'air de rien dans des scènes conventionnelles, des dialogues souvent mordants, une alternance de séquences drôlissimes, et d'autres poignantes...

Rares sont les séries à pouvoir se vanter d'avoir été qualifiées de "chef-d'œuvre", et souvent, le terme est abusif. Cela ne vaut pas dans le cas de "Six Feet Under", qui est bien un chef-d'œuvre. Il serait dommage de le manquer, sous prétexte que ce n'est "qu'une" série. Beaucoup de cinéastes aimeraient avoir une œuvre de moitié aussi bonne, dans leur filmographie !...

Posté par Laiezza à 11:22 - SUPERBE ! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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