17 avril 2008
"Elle s'appelait Sarah" - Tatiana de Rosnay °
Je ne suis pas une midinette. Je n'ai même pas de cœur. Cela rassurera mes amis, qui se moquent tout le temps de mon côté "fleur bleue". Hélas, la seule chose que j'ai ressenti en lisant ce livre, c'est de l'affliction.
Tatiana de Rosnay raconte, en alternance, l'histoire de Julia, journaliste américaine enquêtant sur la rafle du Vel' d'Hiv', et celle de Sarah, petite fille qui en a été la victime. Le roman saute donc sans arrêt de 1942 à nos jours, et inversement, étalant des thématiques très larges, et à mon avis, un peu trop. C'est en fait le même parti-pris que dans "Windows on the world", de Beigbeder (je m'étonne de n'avoir lu aucun commentaire, parmi les deux cents sur le Net, le soulignant). Ce qui était agaçant, lourd chez l'un, ne l'est pas moins chez l'autre.
Julia l'américaine se bat pour le Devoir de Mémoire, c'est très joli, mais ce n'est pas suffisant, je crois, pour écrire un roman ! Sans s'attarder sur le fait que se battre, de nos jours, pour la reconnaissance de faits figurant depuis trente ans dans tous les manuels d'histoire, connus et reconnus de tous depuis le procès Papon (1997, et 1995 pour le discours de Jacques Chirac), relève plus de la bonne conscience contemporaine que du noble combat des Klarsfeld (on se demande même un peu contre quoi elle se bat, la fille, sinon contre son propre nombrilisme)...Sans s'attarder là-dessus, côté Sarah, tout n'est qu'une succession de clichés, sur l'occupation, sur la guerre, sur le nazisme, même sur les juifs...Rien que des choses racontées mieux ailleurs. Qu'on lise Levi (Primo, pas Marc), Appelfeld, ou même Vittori. On aura là des livres intelligents sur ces questions, ni plus ni moins "populaires" que cette soupe, faisant dans la simplification permanente. J'ai failli arrêter plus d'une fois, tant cela m'était insupportable. L'histoire de Sarah n'est pas bouleversante, elle est surtout gnangnan et manichéenne. L'auteur s'attaquerait à la collaboration ? Pas du tout : elle raconte l'histoire des gentils en danger à cause des méchants. Je vous renvoie au superbe livre de Gilles Perrault, "L'orchestre rouge", pour en apprendre un peu sur l'occupation, la collaboration, la Résistance, ou la déportation des juifs. Dans "Elle s'appelait Sarah", on n'apprend rien de plus que dans un manuel de troisième, aucune documentation, le comble, quand l'autre héroïne du roman est une journaliste ! Et je ne parlerai même pas de l'écriture, insipide, mettons cela sur le compte de la traduction, histoire de ne fâcher personne.
Je pense que je n'ai pas besoin de faire plus pour que vous compreniez mon avis. Il n'y a rien d'émouvant, encore moins de "noble", dans cette mélasse compassionnelle, surfant sur le Devoir de Mémoire, comme on surfe sur une mode quelconque ("pour ne pas l'oublier", inscrit sur la couverture, l'accroche promotionnelle ne se cache même pas). "Elle s'appelait Sarah", en choisissant de suivre une petite fille toute mimi, et en prenant le parti de ne raconter l'histoire que sur le mode purement émotionnel, est dans la droite ligne des idées récentes de notre Président, et en conséquence, il provoque autant mon indignation. En tant que lectrice, en tant qu'enseignante (enseignant justement cette mémoire), et en tant que juive. Bien sûr, ce noble combat n'appartient pas qu'à moi. Que l'auteur ait voulu publier ce livre hors les frontières, pour qu'on s'en rappelle au-delà de la France, pourquoi pas ? Ici, désolée, je crois qu'il y a assez de livres, de romans, de films, de documentaires, sur cette question, pour qu'on se passe de l'aide intéressée de Tatiana de Rosnay.
Commentaires
Merci Laïezza !!
Depuis bientôt un an que nous avions publié notre billet sur ce roman, je me demandais si d'autres iraient dans le même sens. Force est de constater, qu'avant ton billet, il n'y a pas eu grand chose.
Oui je suis d'accord avec toi : l'argument marketting est à gerber; le nombrilisme de Julia absolument horripilant; le style insipide; le contenu d'une pauvreté affligeante.
Quelle virulence !
Tu ne mâches pas tes mots, très chère ! C'est vrai qu'on a surtout lu des dithyrambes sur ce livre, depuis sa sortie. Moi je ne l'ai pas lu, mais l'accroche m'incitait déjà à la méfiance...
Dear...
...bravo. J'ai lâché le livre au bout de 50 ou 60 pages. J'en venais presque à nourrir une certaine culpabilité face au succès de ce que je n'ai même pas honte d'appeler UNE DAUBE. Tu me remontes le moral.
@ Laurence : nous sommes tellement dac, que je n'ai rien à ajouter :)
@ Sev' : dithyrambes, c'est vite dit. Sur les blogs, uniquement. Les critiques, en presse, n'ont pas épargné ce livre, à raison. Rien que cela, les fait remonter dans ma piètre estime !!
@ Thom : même commentaire.
Tu dis gnagnan et moi je dis : émouvant. Nous n'avons pas la même définition de ces mots. Qd on voit la musique qui t'émeut ce n'est pas étonnant! T'inkt, Tatiana se remettra de ta critique. Qd un livre a autant de succès, c'est normal que qq snobs arrivent en bout de course pour essayer de se différencier, ridiculement.
D'accord avec Boo
Sur les liens de causalité entre goûts musicaux et goûts littéraires. Une fan des Lib's ne peut pas flasher sur TdR - c'est contre nature. Une fan de Céline Dion, c'est déjà plus crédible.
@ Boo : laisse-moi deviner : tu as pleuré devant le "Titanic", non ?
Je n'essaie pas de me différencier (pas besoin, au fait, de faire un gros effort pour se différencier d'un tel consensus, si disproportionné, et complaisant). Je donne mon opinion, c'est tout. J'espère bien que Tatiana de Rosnay (que je n'appelle pas par son prénom, moi - j'ai la bonne distance) se remettra de ma critique. Le contraire serait assez pathétique.
Mais c'est qui ces crétins de censeurs de blogs?
L'est passé sur le golb, aussi.
Les blogueurs donnent leur opinion, point barre.
Pas besoin d'être d'accord avec UN AVIS PERSO écrit sur un blog! Et c'est pas une raison non plus pour verser dans le mépris, les "piques" à la con, merde, à la fin.
Je suis d'accord avec Lucie, qui est d'accord avec moi :)
Boo a raison, Thom aussi !
Vous êtes une jeune femme cohérente, Miss Laiezza. Quand on met trois étoiles à Everett, puis à O'Nan...Comment pourrait-on être conquis par de Rosnay ? C'est joli, l'éclectisme. Lorsque cela se confond avec l'incohérence, c'est sans intérêt.
Petit mot amical, d'un vieux camarade de golb qui vous lit en silence.
BBB.
Merci pour votre visite
Et pour votre sagesse, cher BBB.
Au plaisir de vous relire :)
Ah c'est pile le genre de commentaire, BBB, que je trouve péremptoire au possible. Il se trouve que JE porte une grande admiration à Stewart O'Nan moi aussi, ai plutôt apprécié Percival Everett, et ai lu avec plaisir ce roman de Tatiana (que j'appelle aussi Tatiana, Laiezza, mais parce que je la "connais", donc la distance je l'oublie, et je le dis d'ailleurs dans mon commentaire sur ce livre dans mon blog.)
Donc, si je vous suis BBB, je suis incohérente.
Parce que mes goûts ne vous paraissent pas possibles, soit je pleure sur Titanic et je suis une grosse beauf basse du front, soit j'écoute de la musique qu'elle est bonne et je lis les bons auteurs et donc, je dois trouver les romans populaires mauvais, sinon c'est moi qui suis conne ? Ou alors je mens, peut-être ? Genre tous ceux qui ont aimé mentent en le disant ?
Ah la la... C'est difficile de lire tout ça sans secouer la tête, vous savez.
Evidemment qu'on peut aimer ou ne pas aimer des choses très différentes en toute sincérité et sans que cela ne remette en cause la cohérence de ses goûts.
Et je dis ceci, Laurence, sans attaque envers personne, hein, ce n'est pas moi qui emploie les mots "daube" "contenu d'une pauvreté affligeante" & co.
Secouer la tête, en effet...
Cuné, tu mélanges tout. Le commentaire de BBB., celui de Laurence, le mien...
Je réponds en vrac :
- BBB. n'a fait que rebondir sur le commentaire ironique de Thom (qui trouve grâce à tes yeux, le veinard), qui rebondissait sur celui (injurieux) de Boo. Il a le droit de le faire, sans qu'on lui saute à la gorge.
- On a tous des gouts différents, obéissant à une certaine cohérence. Cela n'empêche pas d'être éclectique, mais la base de la culture, c'est aussi cela : on découvre cela, qui nous amène à cela, qui nous fait découvrir cela...Cela n'empêche pas l'ouverture. On a chacun nos "penchants naturels", c'est tout. De plus...C'est Boo qui a placé le débat sur ce terrain. Pas moi. Ni BBB.
- Je ne vois pas ce que le "roman populaire" vient faire dans le débat. Il y a des romans populaires exceptionnels. Ce n'est pas sa popularité que je reproche à "Elle s'appelait Sarah". C'est sa DEMAGOGIE, rien à voir.
- "Daube", "contenu d'une pauvreté affligeante"...C'est court, je le reconnais. Mais Laurence n'allait pas copier / coller sa longue, et très argumentée, critique dans le commentaire. De toute façon, cela revient au même : dire "j'ai détesté ce livre" ou "(je pense que) c'est une daube", c'est aussi péremptoire. Tout avis est, par essence, péremptoire. On peut y mettre des formes un brin hypocrites. Cela m'arrive de le faire. Quelle différence, en fait ?
- Appeler l'auteur par son prénom : tout dépend du contexte. Là aussi, la vanne s'adressait à Boo, qui a réagi comme un (une) fan énamouré, dépourvu du moindre recul (et du moindre argument). Cela ne visait pas les innombrables blogeurs connaissant, de près ou de loin, cette auteur.
Ah non ! C'était Thom, la daube. Au temps pour moi :)
pffff
J'ai abandonné ce livre au bout de 50 pages tellement je l'ai trouvé mauvais. Je n'en ai donc évidemment pas fait de critique. Certains ne se gênent pas, sur certains blogs, pour écrire des commentaires sur des livres qu'ils n'ont pas fini - expliquant pourquoi ils ont arrêté. C'est respectable, mais ce n'est pas comme ça que je fonctionne. Quand bien même je serais sans aucun doute capable d'écrire une longue critique argumentée des 50 premières pages de n'importe quel bouquin (à vrai dire je serais sans doute capable de le faire pour 50 lignes).
Le cas échéant, il me semblait que dans un commentaire on avait le droit à l'occasion d'user de raccourcis pour résumer sa pensée. Mes plus plates excuses au monde entier si j'ai pu commettre un impair - je n'étais pas au courant des nouvelles conventions en vigueur sur les blogs. Il va sans dire que je ne trouverai jamais sur Cunéipage aucun avis péremptoire, aucune opinion non argumentée et aucun raccourci dans aucun commentaire. Hein ? ;-)
Thom
Evidemment, dit comme ça, je retrouve le sourire :)
Curieux que tout soit tout le temps ramené à des querelles de PERSONNES :-D
Mon message, bourré d'amalgames, comme je les aime, n'était qu'une réaction épidermique à cette phrase de BBB : "C'est joli, l'éclectisme. Lorsque cela se confond avec l'incohérence, c'est sans intérêt."
Alors en plus calme, ce que je voulais juste dire c'est non, je ne crois pas personnellement moi je me myself and I à la logique dans les goûts, à un déterminisme quel qu'il soit.
Après, vous en faites ce que vous voulez, montez vos comités de persiflages ou autres, je m'en tamponne, mes chers amis :-D
Sinon, Laiezza, je le trouve plutôt sympathique, ton blog, et partage assez régulièrement tes avis. Comme quoi, hein ! ;o)
Si j'ai bien compris, faut pas juste dire "daube",
faut dire "immonde grosse daube de merde qui pue le vomi de phacochère syphilitique"?
Faut argumenter, quoi ;-)
Là, je me sens mieux !
Je ne crois pas non plus au déterminisme, en fait. C'est pourquoi la réflexion initiale de Boo m'avait parue complètement débile.
Je dirais plutôt que souvent, nos gouts sont un peu le reflet d'un "parcours de lecteur". Et qu'au final, il y aura toujours des choses dont on se sentira plus proche que d'autre (même si cela n'empêche pas d'apprécier des choses diverses). Par ex, quelqu'un qui aime Banks, il a de bonnes chances d'aimer Russo, O'Nan, Roth...Mais heureusement, il peut apprécier des choses différents (sinon, il serait très déprimé).
En l'occurrence, TDR, je crois que ce n'était pas du tout mon truc ! :) Mais ça, je ne pouvais pas le savoir avant de la lire, évidemment...
Bonne nuit :)
Oups, pardon zaph
Je n'avais pas vu ton comm'. Oui voilà, c'est ça, je crois :)
Si j'ai bien compris, faut pas juste dire "daube",
faut dire "immonde grosse daube de merde qui pue le vomi de phacochère syphilitique"?
Faut argumenter, quoi ;-)
Oui enfin...De là à le dire en double...Cela fait un peu acharnement :)
:-D
Je l'avais pas pris comme une querelle de personnes...mais comme une boutade à laquelle j'ai répondu par une autre boutade ;-)
Au passage...
...Laiezza...je ne suis pas complètement d'accord avec toi. Sur le "parcours de lecteur". Ca peut marcher en amont, sur une espèce d'attirance envers tel ou tel truc...mais je ne crois pas du tout que cela conditionne sa réception. Et les exemples que tu prends sont choisis à point nommés (mais tu l'as fait exprès, non ?). Parce que bon...déjà, Roth et Banks sont deux des plus grands écrivains vivants selon moi, mais je trouve qu'ils n'ont absolument rien à voir. Après quoi j'adore Banks. O'Nan j'aime bien. Russo je suis plus réservé. Ce qui tend à démontrer le contraire de ce que tu dis. Le seul truc que je trouve vraiment recevable...c'est qu'effectivement c'est parce que j'aimais le premier que je me suis retrouvé à lire les deux autres, mais ça relève presque plus de la promo que du gout personnnel : "si vous avez Machin, lisez truc" (réflexion souvent conne au possible).
Quant à de Rosnay...euh...je crois que ça n'a rien à voir, mais pourquoi ne pas aimer tout ça mélangé - en effet ? Je n'y vois pas de problème fondamental (du moment qu'on en arrive pas à des trucs comme " "Elle s'appelait Sarah" est tellement moins bon qu' "Un mal qui répand la terreur" "...euh...ouais...? Quel rapport ? :-)
(ce qui tu ne fais d'ailleurs - je précise - pas dans ta critique : tu rapproches ce livre de livres ou d'auteurs ayant des thématiques similaires)
Sur la musique...c'était vraiment une grosse blague de ma part (je rappelle que je réagissais directement au com de Boo). A plus forte raison parce qu'on a vu plus de preuve de l'existence du monstre du Loch Ness que de "la littérature rock" :-) Il est d'ailleurs amusant de noter que chez beaucoup de rocker, l'auteur rock par excellence est Bukowski...qui DETESTAIT le rock (et la musique binaire en générale) et ne jurait que par Stravinsky et Tchaïkovski...et pourtant effectivement son univers est bien plus proche de la culture rock que de la culture classique. Autre exemple : Blondel, bien sûr, le chouchou de la blogosphère. Mec pourvu d'une énorme culture rock...or on ne peut pas dire que la blogosphère des lecteurs soit un repère de punks.
Non vraiment, je ne suis pas trop d'accord avec ton raisonnement...
Mais
Ton dernier exemple, c'est plutôt un contre-exemple !! Je connais mal Blondel (je n'ai lu que "Juke-box"), mais si culture rock il y a, elle est complètement invisible dans ce livre. A l'inverse, quand on lit ta critique de son dernier, on a un peu l'impression que, justement, c'est parce que la blogosphère des lecteurs n'est pas un repère de punks, qu'il a été moins bien reçu que ceux d'avant :)
Je te taquine. Bien sûr, tu as raison. Je suis d'accord, en fait. C'est surtout que j'ai beaucoup raccourci dans ma réponse à Cuné. Ce genre de sujet mériterait un énorme billet, dans un commentaire, c'est plus délicat à développer.
C'est vrai...
...sauf que ça, ça n'a rien à voir avec la cohérence des goûts dont tu parlais tout à l'heure ;-)
Cela relève du périmètre de culture du lecteur par rapport au livre qu'il découvre. Un exemple...? Eh bien justement : si je n'ai pas pu finir "Elle s'appelait Sarah", c'est probablement parce que son sujet (la France de l'occupation - en gros) me passionne et que j'ai consommé par le passé une quantité colossale de livres sur le sujet. Par conséquent je ne suis pas du tout dans le "cœur de cible" (si j'ose dire) d'un tel bouquin. Parce que s'il est tout à fait possible qu'un amateur de Percival Everett l'aime...il sera je pense beaucoup plus difficile de trouver quelqu'un de vraiment calé sur ces sujets pour accrocher à "Elle s'appelait Sarah", qui est trop simpliste et approximatif dans l'approche. Tu cites "L'Orchestre Rouge". Précisément, après avoir lu deux ou trois bouquins de ce calibre sur ce sujet...un roman dont la rigueur historique ou documentaire serait moindre (infiniment moindre, le cas échéant) peut difficilement passer.
Commentaire qui vaut, d'ailleurs, pour la réception de n'importe quel lecteur vis à vis de n'importe quel livre sur un sujet qu'il maitrise bien. Dans le même genre, le livre de Bon sur Dylan a provoqué le même type de rejet chez les plus grands spécialistes du chanteur...ils étaient juste incapables d'adhérer au parti-pris de l'auteur - qu'il y ait ou non des qualités dans le livre (ce n'est même pas vraiment la question). Parce qu'ils connaissaient déjà tant de littérature sur le sujet que...tout simplement, ça ne passait pas.
Bon,puisque Cuné assure qu'il n'y a pas d'attaque personnelle (tout en me citant expressément), je ne vais pas tenter un an après de recommencer mon argumentaire. Laïezza l'a justement souligné : j'abrégeais car j'avais déjà défendu de façon détaillé mon point de vue ailleurs (ça m'a d'ailleurs valu quelques attaques en règle à l'époque).
Sur l'éclectisme des goûts, je suis plutôt mal placée (en sens inverse) : j'aime Russell Banks, Hemingway et pourtant j'écoute aussi avec grand plaisir les vieilles chansons de Cabrel, Anne Sylvestre, Pauline Ester ou les Gispy King (bon, vous ajoutez aussi Brel, Path Methney, Jerry Lee Lewis, Dave Brubeck ou Thelonious Monk). Dites, les musicos, il y a une cohérence là? :-D
ah oui, j'oubliais...
Thom : je vais faire une critique d'un livre que je n'ai pas fini ! :-D En même temps, c'est tellement rare que j'abandonne un livre.... (11 en trois an et demi si j'ai bien compté)
Chère Cuné
Ce n'est pas la première fois que vous vous saisissez au vol d'un de mes commentaires. Drôle d'habitude que celle-ci, d'interpeler les gens sur les blogs des autres. Ou de débarquer dans une discussion en prenant tout le monde à partie, en bloc, en tirant en gros, pour se dégonfler à la première réaction d'agacement ou de moquerie. Nous ne sommes pas, me semble-t-il, sur un forum !
Vous citez, mot pour mot, Thom, Laurence, moi-même...Et lorsque Thom vous renvoie dans vos cordes, avec l'humour qu'on lui connait, vous rétorquez : "quelle horreur, ces querelles de personnes !" Comment peut-on être si lâche ? Si vous ne voulez pas de querelles de personnes, ne citez pas les noms des gens, et ne citez pas expressément leurs propos. Vous verrez, cela ira beaucoup mieux. Et même : comment pourriez avoir une querelle d'idées, plutôt que de personnes ? Vous tirez des conclusions hâtives, confuses et maladroites, de trois lignes ironiques, où j'affichais mon soutien à une bloggeuse agressée. Ce ne sont pas des idées, juste de l'invective ; et ce n'est pas votre développement sans queue ni tête, qui mélange tout, cite tout le monde en vrac, et ajoute des choses qui ne sont pas dans le débat (CF. roman populaire), qui vont me permettre de rebondir.
J'ai enseigné la sociologie de la lecture pendant quinze ans. Vous supposerez que j'ai, tout de même, une vague idée de ce que je raconte. Ma réflexion était péremptoire, comme n'importe quel commentaire sur un blog. Je pourrais citer 200 études pour étayer mon jugement, et être plus précis. Seulement pour que je sache, les commentaires de Laiezza ne sont pas plus faits pour cela, que pour que vous sautiez sur les gens, sans plus de discernement. Je ne suis pas un enfant à qui l'on vient faire la morale, chère madame. Ni un bloggeur tenu à pratiquer la langue de bois, lorsqu'un autre bloggeur vient lui chercher querelle. C'est incroyable, de se croire ainsi tout permis sur les pages des autres.
BBB.
Oui mais non
Vous avez raison, nous ne sommes pas sur un forum.
C'est pourquoi je ne vais pas passer ma journée à arbitrer les querelles, qu'elles soient personnelles ou idéologiques. Je ne suis pas modératrice (ou plutôt, je le suis à un endroit où cela n'est pas utile !), et là, j'ai trop de boulot pour perdre du temps à cela.
Ah je ne savais pas que je me sentais tout permis en me permettant de prendre la parole sur un blog, fut-ce à mauvais escient.
Je prie la gente compagnie que j'ai agressée de bien vouloir m'honorer de son pardon, je vais faire 15 ans d'études et je reviens.
Au-revoir Messieurs-dames.
Cuné
Il n'est pas question de faire quinze ans d'études. Quelle est donc cette mauvaise foi ? Posture anti-intello, encore ?
Si j'ai précisé cela, c'était juste afin de souligner que je ne m'exprimais pas à tort et à travers - ce que vous me reprochiez plus haut. Je suis navré si j'ai fait quinze ans d'études sur le sujet, je suis désolé de l'avoir dit. Je ferai semblant d'être ignare, à l'avenir. Je devrais savoir comme il est mal vu d'avoir des lettres et des connaissances, de nos jours.
Du reste, il était juste question, dans ma réponse à votre amalgame de ne pas s'en prendre nominalement aux gens, en citant stricto sensu leurs propos, pour se plaindre après qu'ils le prennent pour eux. Surtout en déformant ce qu'ils disaient (ce que vous venez encore de faire avec moi). En effet, mieux vaut ne pas y revenir, je vais finir par substituer la colère, au simple agacement.
Youhou !! Y'a de l'ambiance par ici ! Vraiment, Laiezza, faire exprès de démonter un TDR pour faire augmenter les posts de commentaires, c'est lamentable :-P
Précision aux non-avertis : JE RIGOOOOLE :-D
Enfin bon, bref, pour en revenir au livre les avis sont donc très divergents. Il faut alors se faire sa propore idée :)
Fin de la récré
@ Livrovore : le pire, c'est que tu n'as pas tort. Cette page prouve, si besoin, que même un an après on ne peut toujours pas critiquer négativement ce livre, sans s'exposer au débordements (après tout, tout est parti du commentaire de Boo).
C'est triste, car je doute que ce soit son côté subversif, qui provoque cela. Plus des passions contraires, et déchainées, provoquées pour des raisons pas du tout littéraires. Certains sont suporters, d'autres clairement irrités...Moi, je ne souhaite pas être mêlée à ce genre de trucs !
Le plus bête, c'est que les agressions, comme celle de Boo, ne servent pas les livres qu'elles prétendent défendre.
@ BBB. : je comprends votre agacement. Mais vous n'avez pas besoin d'agresser les gens, pour dire ce que vous avez à dire (merci de ne pas répondre : "Cuné non plus").
Exécuter une sortie sans trop réfléchir, puis se rendre compte après qu'on a pas été adroit...Cela n'a rien de lâche, cela arrive à tout le monde ! Et Cuné s'était déjà excusée, pas la peine d'en faire un monde. Vous pourriez, comme Thom ou Laurence, faire preuve d'un peu d'humour, et de distance. Merde.
@ Cuné : commentaire inverse ; tu as le droit de dire tout ce que tu veux ici, et tu peux interpeler qui bon te semble. Mais pitié, ne joue les pauvres victimes de la censure, quand les gens te répondent. BBB. a réagi de manière exagérée...Mais c'est quand même toi qui es venue le chercher, n'inverse pas les rôles.
@ A tous les deux : franchement, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, et je trouve vos attitudes également déplorables.
J'ai essayé, à l'origine, d'écrire un billet solidement argumenté, pour prévenir les dérapages...Si c'est tout ce que cela vous inspire, c'est navrant. J'ai vraiment honte de lire sur mon blog des réparties aussi bêtes, "c'est celui qui le dit qui y est", "c'est toi qu'a commencé", "espèce d'inculte", "méchant intello"...On dirait deux gosses fouteurs de merde.
Si c'était pour récolter ce genre de commentaires, je préférais quand il n'y avait que Thom et Zaph qui me lisaient. Eux, au moins, sont bienveillants, et ne débarquent pas juste pour chercher les histoires.
Je souhaite que personne n'y revienne : je n'ai pas être prise en otage de vos querelles de personnes (c'est le mot juste, cette fois), ou de vos règlements de comptes. J'estime que ça relève d'un respect minimum, qui m'est dû au moins sur ma propre page. On s'étonnera, après, que j'ai une si mauvaise opinion de la blogoboule !!
Bah oui mais bon...
...quelle idée aussi d'écrire sur TdR (j'ai failli dire : "quelle idée de li..." AIE ! PAS TAPER :-/). Quelle idée d'ailleurs d'écrire sur un blog. Tu te rends compte que les gens risquent d'écrire des commentaires ? Je crois que tu n'as pas mesuré tous les risques. Finalement, elles étaient sympa tes petites fiches de lecture du bon vieux temps ? :-D
:/
Ouais. Premier mouvement d'humeur public, sur mon blog. Ca se fête ? :)
attend moi je débouche le champ' ;-)
D'accord
Mais je propose qu'on aille vider la bouteille, dans une critique à trois étoiles :)
Maintenant je sais quoi lire pour attirer du monde sur mon blog! ;-)
Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est le besoin que vous avez tous de vous justifier quand vous avez l'impression que quelqu'un vous agresse. Pourquoi ne pas laisser couler? Disons qu'on ne reçoit pas les choses écrites de la même façon que les choses dites, puisqu'on n'a pas les modulations de la voix, les sourires, les regards qui parlent parfois plus que les mots. Parce que j'ai l'impression que ce débat est né de ces quiproquos et autres incompréhensions (à part le message initial de Boo qui était assez explicite)(merde, j'ai cité un nom! :-)) En tout cas, pour quelqu'un d'extérieur au débat (et qui souhaite le rester, n'ayant pas lu le livre), il y a quand même des choses intéressantes à tirer de chacune de vos interventions.
PS : Il y a encore des gens qui écoutent Pauline Ester??? (Bon, ok, je sors!)
Gaël : oui oui, et même Boby Lapointe et Georges Chelon de temps à autres ! :-D
tu avais remarqué que cette page était "linkée" sur le blog de "Elle s'appelait Sarah"? :-D
Euh...non !
Tu imagines que je ne le lis pas :)
Ecoute...Cela ne me fait pas une promo démente, en tout cas, vu que je n'ai pas eu une seule "provenance" de ce lien, ces dernières semaines !!
Mais c'est, bien sûr, tout à l'honneur de l'auteur, de mettre tout de même en lien une critique aussi négative.
j'imagine aisément. Mais figure-toi qu'ils m'ont mis cet horrible bouquin dans la sélection du Livre de Poche ce mois-ci... Bouh... ;-(
Vois le bon côté des choses : ça t'en fait un de moins à lire :)
:-D oui c'est ce que je leur ai dit sur le forum du prix, mais ça n'a pas plu apparemment ! (rire)
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