115th Dream

Mes carnets de culture. Des livres, des disques, des films...Entre autres !

29 juin 2009

"Duma Key" - Stephen King * * *

Duma_KeyConsidérablement diminué et traumatisé après que sa voiture ait été écrasée par une grue, Edgar Freemantle hésite à en finir, avant de se laisser convaincre de se remettre à la peinture et de changer de vie.
C'est ainsi qu'il emménage à Duma Key, réalisant, au large de la Floride, le célèbre fantasme de l'île déserte, et peignant comme un damné, dans l'espoir secret de s'oublier. Mais bien sûr, comme l'on pouvait le craindre, son art, de plus en plus macabre, semble devenir peu à peu incontrôlable. A tel point que le lecteur, terrifié, se cache sous la couette.

L'essentiel à propos de ce livre a déjà été dit, sur de nombreux autres sites. Dans une volonté de retour aux sources, Stephen King, dont on pensait pourtant qu'il avait cumulé assez de points retraite pour couler des jours heureux, vient de signer un de ces excellents thrillers dont il a le secret. Avec des personnages trop humains, confrontés à des situations trop horribles, dans un cadre à la fois idyllique, et effrayant. "Retour aux sources" ne signifiant pas, en l'occurrence, "redite". Au contraire, Stephen King reprend les choses là où les avait laissées "Dreamcatcher", il y a quelques années. D'une certaine manière, son art atteint ici une sorte d'apogée : la construction est plus maîtrisée que jamais, le style, particulièrement percutant.
Réflexion à peine voilée sur l'art, comment il se révèle à nous et nous amène la lumière, tout en étant exclusivement bâti à partir des ténèbres, "Duma Key" est un livre profond et émouvant, en plus d'être un thriller redoutable. Qui trustera sûrement sans mal le hit des plages 2009, à juste titre.

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22 juin 2009

"Stromboli" - Montgomery *

11380_staIl est devenu difficile, en 2009, lorsque l'on est amené à trainer à Rennes, d'ignorer Montgomery. Le groupe du cru, plutôt bien accueilli à l'époque de son premier album, crée en effet depuis quelques mois un "buzz" considérable, encensé par la presse musicale, papier ou web, pour la singulière originalité différente d'une musique qui ne ressemble à personne (ceci, au moins, aura été compris même par plus bête d'entre nous).
Seule voix discordante, celle de Dans le mur... du son !, à laquelle je serais tentée d'ajouter la mienne. Non que Stromboli soit un mauvais disque ; mais j'avoue, au vu du bouche à oreille, m'être attendue à quelque chose de bien plus transcendant, quand finalement il ne s'agissait que d'électro/pop "foutraque" (= "qui part dans tous les sens, et fait un peu n'importe quoi"), style qui ne me parle pas énormément, style surtout auquel Montgomery, contrairement à ce que martèle la presse, n'apporte pas grand chose (car en réalité, "être original" ne signifie aucunement "apporter quelque chose" au schmilblick !)
On trouve certes, sur ce disque, de réelles qualités mélodiques et, plus encore, rythmiques. Montgomery se révèle rapidement être un orchestre doué, efficace et, c'est toujours bon à prendre, qui n'a peur de rien. Le revers de la médaille, c'est que son disque alterne fulgurances psychédéliques ravissantes, et trucs un peu kitsch dont on ne sait trop, faute de démarche clairement appréhendable, s'il faut en rire ou...en rire aussi, mais méchamment. Bref : si c'est volontaire, ou non. Ce qui, réflexion faite, s'applique à Stromboli dans son ensemble ; on ne sait, pas par exemple, si les titres calmes sont pénétrés, ou bien juste ennuyeux. Si cet album est incroyablement original, ou juste un peu ridicule. Avoir comme style la "n'importe-quoi-pop" n'étant pas, c'est le moins que l'on puisse dire, un argument très vendeur (je ne pense d'ailleurs pas particulièrement donner envie d'acheter Stromboli.)
Finalement, encore et toujours, la seule chose dont on est sûr à la fin, c'est que ce disque est d'une singulière originalité différente qui ne ressemble à personne. Qu'on ne s'étonne pas que les journaux insistent à ce point là-dessus : il est possible qu'en fait, ce soit sa seule et unique qualité (en considérant que l'originalité ait jamais été une qualité, en musique, comme en tout.)

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15 juin 2009

"Coraline" - Henry Selick * * *

coralinePetite merveille d'animation signée par sa majesté Henry Selick ("L'Etrange Noël de Monsieur Jack", "James et la pèche géante"), "Coraline" propose une revisitation des plus intéressantes et, il faut bien le dire, des plus sinistres, du mythe d'"Alice au Pays de merveilles". Pour être exact, Selick adapte très librement un conte de Neil Gaiman, qui lui-même rendait hommage à "Alice" avec un certain goût pour le souffre, auquel il ajoute son goût propre pour les ténèbres, ce qui débouche sur un résultat aussi superbe qu'un peu flippant.
Sombre, mais jamais gothique façon Burton des clichés (Burton qui, d'ailleurs, a fait beaucoup trop d'ombre à Selick à l'époque de "Monsieur Jack"), "Coraline" évoque, en fait, un mélange entre "Alice" et "le Magicien d'Oz", deux contes fondateurs de l'imaginaire anglo-saxon, connus aussi bien pour leur fantaisie que pour leur cruauté un brin perverse. On pourrait presque parler de "film d'horreur pour enfant", tellement il devient vite évident que le résultat, pour superbe qu'il soit, ne s'adresse pas à tous (loin de là). On imagine même, avec un certain plaisir, les questions tordues que le film pourrait provoquer chez certaines têtes blondes.
Ambigu, le film l'est clairement, et si en tant qu'adulte on ne peut que jubiler face à une histoire aussi habile, on ne peut s'empêcher, aussi, de s'interroger sur la nécessité de le "vendre", contre vents et marées, comme un film pour enfants. C'est une constante depuis cinq ou six ans (un peu plus, même ; depuis "Shrek", en fait), chez les studios d'animations, de mettre en scène des dessins-animés à "double-fond" afin de jouer sur tous les tableaux, et de séduire tous les publics. Il n'est pas certain que "Coraline", comme un ou deux autres du genre, avant lui, ne séduise pas prioritairement les parents. Ses qualités (mise en scène virtuose, écriture particulièrement soignée) semblant plus appréciables pour des adultes, que pour des enfants. En l'état, c'est un excellent film. Pour vous et moi. Ce qui, cependant, est déjà beaucoup !

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31 mai 2009

"Dans le Café de la jeunesse perdue" - Patrick Modiano * *

M1376Il fallait oser. Il fallait oser intituler un livre de Modiano : "Dans le Café de la jeunesse perdue", titre si (auto) caricatural que l'on ne sait s'il faut en rire, s'en inquiéter, s'il s'agit d'un geste d'autodérision bienvenu...ou de la preuve, si besoin était, que Patrick Modiano n'est plus qu'une parodie de lui-même.

Tourné vers le passé (on pouvait s'y attendre), ce nouveau roman l'est donc, articulé comme une "enquête" autour de la disparition de Louki, jeune femme habituée du fameux café, enquête constituée de quatre témoignages, de quatre voix (dont celle de l'intéressée), dévoilant une part du "mystère Louki" de manière assez éliptique : plutôt que d'éclaircir les choses, chaque témoignage a tendance à les embrouiller, livrant des indices difficiles à saisir, des références discrètes, des serrures sans clés et, plus étrange encore, des clés sans serrures. Le résulat est des plus étonnant.
Parce qu'il s'agit, d'une certaine manière, d'un exercice périlleux : en apparence, "Dans le Café de la jeunesse perdue" est un livre assez simple, dont la construction "chorale" n'a rien de très original, ni de très ambitieux. Oui, mais d'un autre côté, c'est aussi, peut-être, le roman le plus complexe que Patrick Modiano nous ait offert. Sans cesse, le texte, comme sa fascinante "antihéroïne", donne l'impression de se refuser à nous. De fuir la lumière, les interprétations, pour se tapir dans l'ombre, en appeler au symbolisme, à la poésie (de Yeats, en premier lieu). Tout en ambiance, il semble vouloir nous dire que si le passé ne peut être changé, il peut être réinventé, en permanence, par la mémoire.

Ainsi mis en images (enfin, plutôt : en mots), le constat est troublant de justesse.

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22 mai 2009

"The X-Files" - Chris Carter * *

280px_X_FilesFRIl remet ça ! Thom Sinaeve, à peine l'odyssée des séries refroidie, "remet le couvert" avec "Retour vers le passé", référendum consacré, pour sa part, aux années 1990. De quoi raviver des souvenirs d'adolescence, à pas mal d'entre nous.
En ce qui me concerne, si je regarde peu de séries aujourd'hui (faute de temps, plus que de goût), j'en regardais beaucoup des les années 1990, et je peux vous dire que c'est avec émotion qu'hier, à l'occasion de ce nouveau référendum, j'ai revu, pour la première fois depuis des années, un épisode des "X-Files". En effet, aussi bizarre que cela puisse sembler, vu que je suis connue pour ne pas trop aimer la S-F, j'ai été, dans ma jeunesse, une fan des "X-Files". Et bien sûr de ses deux héros : Fox Mulder et Dana Scully. Ah ! Mulder et Scully ! ne seraient-ce pas les plus grandes icônes des années 1990 ?
En 1996-97 (époque de l'apogée de la série), vous pouviez aller n'importe où, prononcer leurs noms devant n'importe qui, tout le monde savait de quoi vous parliez. Même en France ! "X-Files", c'était plus qu'une série, c'était un phénomène de société. Un feuilleton long et complexe (c'est le moins que l'on puisse dire : 9 saisons, 201 épisodes !), parfois très difficile à suivre (parce que l'arc principal - environ 70 épisodes en tout - était dilué, sans doute trop, dans des intrigues secondaires), mais dont les deux personnages principaux étaient si charismatiques, qu'elle devint quand même un succès planétaire.
Mais c'est que les "X-Files", en dehors de leur contenu, avaient un côté très "novateur", qu'on a un peu oublié. Aucune série, avant celle-ci, n'avait traité les personnages de manière si paritaire (l'homme était toujours le héros, la femme le faire-valoir, ce qui n'est pas le cas ici, Mulder étant bien souvent le faire valoir de sa complice), n'avait osé des intrigues aussi complexe, ou à ce point soigné l'écriture, ou la mise en scène. A part, bien sûr, "Twin Peaks", à laquelle les "X-Files" doivent énormément. L'autre innovation d'importance étant, évidemment, l'introduction d'une mythologie dépassant largement les frontières du programme, pour revêtir un côté presque "interactif" ("X-Files" et l'essor du Web sont, d'ailleurs, intimement liés). Introduction ou réintroduction, plutôt, puisqu'une autre série avait déjà expérimenté cela, dans les années 1960 : "Star Trek".
Si l'expression "série culte" désigne, aujourd'hui, n'importe quelle série que dix personnes adorent, elle a été inventé pour qualifier les "X-Files", et ce n'est donc pas un hasard.

Bien sûr, ce billet n'était qu'une rapide mise en bouche. Une piqûre de rappel avant de voter, peut-être. Du teasing ! Je laisserai à d'autres le soin de décrypter cet univers, d'une rare richesse, qui a su doper l'imaginaire de ses spectateurs au-delà de ses défauts, ce qui n'est pas si courant.

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14 mai 2009

"The Afterlife" - Elysian Fields * * *

elysian_fieldsJe m'étonne, depuis quelques semaines, de ne pas encore avoir lu d'article sur le superbe dernier album d'Elysian Fields, sorti en mars. Un sixième disque en quinze ans (sept, si l'on compte Black Acres, jamais sorti de manière "officielle") qui creuse le même sillon que le précédent (Bum raps and love taps), une sorte de jazz torride, ténébreux, érotisant...(J'arrête ici pour ne pas tomber dans certains travers).
The Afterlife, c'est le genre de disques qui vous font douter, vous obligent à chercher vos mots : "superbe", c'est fait ; "torride", "ténébreux", "érotisant", c'est bon. Si je rajoute "sexy", est-ce que ce ne sera pas trop ? Mais en fait, avec Elysian Fields, ce n'est jamais trop, surtout lorsqu'il est question d'Afterlife (leur meilleur ?), et c'est en grande partie à cause de Jennifer Charles, si tourmentée (donc : rayonnante). Enlevez sa voix, c'est beaucoup moins bien. Lorsqu'Oren Bloedow pointe le bout de sa voix (sur "Ashes in winter light"), c'est pour ânnoner la moins bonne chanson de l'album, et là, tout est dit.
Ce n'est pas, pourtant, une question de la musique qui serait inférieure à l'interprétation, ou des arrangements qui vaudraient surtout pour ce qu'ils accompagnent ; pas du tout : c'est surtout qu'Elysian Fields a trouvé, il y a déjà longtemps, une formule miracle, une adéquation parfaite entre l'organe vital de Jennifer Charles, et des compositions lui permettant de s'exprimer pleinement ("How to die" est le meilleur exemple, sur cet album, dont c'est aussi le meilleur morceau, sinon même le meilleur morceau du groupe, tout court).
Alors, évidemment, certains affreux petits snobs noteront que c'est toujours un peu pareil, un site a même osé écrire cette phrase odieuse : "A force, on a un peu l'impression que tout ça sent le vieux sexe avec deux anciens amants qui recherchent les bonnes vieilles combines pour se chauffer mais qui, au final, se retrouvent à resservir toujours les mêmes potages.". Je ne prendrai même la peine de répondre ; ne pas savoir faire la différence entre un groupe qui ressasse, et un groupe qui a son style, quand on prétend parler de culture, c'est assez dommage.

Cliquer sur l'image pour écouter un extrait.

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22 avril 2009

"Six Feet Under" - Alan Ball * * * *

six_feet_underIl y a quelques semaines de cela, Thom conviait les blogueurs à une "odyssée des séries" réalisées dans les années 2000, et invitait chacun, s'il le souhaitait, à écrire une note de présentation d'une des séries en question.

Je dois dire que, personnellement, je regarde peu de séries. Sur mon bulletin de vote, il n'y en avait pas 10, dont au moins trois que je n'ai pas vues en entier. Mais le hasard fait bien les choses : ma préférée d'entre tous, "Six Feet Under", n'avait pas encore été présentée par nos blogs "amis".

Dans l'histoire des séries, dans les discussions avec les fans du genre, "Six Feet Under" est un nom qui revient tout le temps, avec "Les Soprano" (que je n'ai pas vue), comme si toutes deux formaient "l'alpha et l'omega des séries télé". En ce qui concerne "Six Feet Under", je ne peux que confirmer. Si vous n'avez jamais vu de série de votre vie, si vous n'aimez pas ça, si vous pensez, même, que c'est une mode sans intérêt, je ne peux que vous encourager à voir celle-ci, peut-être la seule série qu'il vous faut vraiment avoir vue au moins une fois. Ce n'est vraiment pas par hasard si, à son sujet, il n'y a que des superlatifs.
Créée en 2001 par Alan Ball, "Six Feet Under" a la particularité de n'avoir rien de spécial. Pas de suspens insoutenable, pas de pouvoirs magiques, pas de SF, pas d'enquête...C'est une série réaliste, si l'on veut. Une chronique de moeurs pleine d'excentricité dans les situations, mais toujours ancrée dans le quotidien, dans une réalité souvent macabre, normal : les héros s'occupent d'une entreprise de pompes funèbres. Il y a la mère, le fils aîné un peu ado attardé, le fils cadet un peu rigide, la petite soeur fantasque. Les Fincher sont des gens très ordinaires en apparence, mais dont la complexité étonne un peu plus au fil des épisodes, une complexité telle qu'en effet, on peut se dire que l'auteur n'avait pas vraiment besoin d'une intrigue haletante, pour délivrer quelque chose de passionnant.
Mais bien sûr, "Six Feet" ne serait rien sans l'humour. Noir le plus souvent, il se mêle à la tendresse et à l'humanité, et compte énormément dans l'ambiance, si particulière, de la série. Une ambiance que l'on pourrait presque qualifier de "poétique" : des fantaisies visuelles qui se glissent l'air de rien dans des scènes conventionnelles, des dialogues souvent mordants, une alternance de séquences drôlissimes, et d'autres poignantes...

Rares sont les séries à pouvoir se vanter d'avoir été qualifiées de "chef-d'œuvre", et souvent, le terme est abusif. Cela ne vaut pas dans le cas de "Six Feet Under", qui est bien un chef-d'œuvre. Il serait dommage de le manquer, sous prétexte que ce n'est "qu'une" série. Beaucoup de cinéastes aimeraient avoir une œuvre de moitié aussi bonne, dans leur filmographie !...

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16 avril 2009

"American Gangster" - Ridley Scott * *

american_gangster"American Gangster" est un film bizarre, tout comme son  réalisateur, Ridley Scott, est un réalisateur bizarre. On a l'impression de le connaître (le film, le réal aussi), de l'avoir déjà vu ailleurs, mais on n'arrive jamais à savoir où, à isoler cette impression de "déjà-vu" pour l'identifier.
En fait, ce film minimaliste racontant la carrière, puis la traque, de Frank Lucas, célèbre gangster des années 70, c'est un peu un patchwork de plusieurs autres films. Sans jamais les plagier, mais disons qu'il les réunit tous sous sa bannière. "Zodiac" est le premier qui vient en tête : on en retrouve l'esthétique, la reconstitution sobre et classe. "Arrête-moi si tu peux", pour la seconde moitié, est en filigrane, même si l'on est dans une histoire bien plus sordide. Jusqu'à dériver vers "Heat" (le film de Michael Mann avec DeNiro et Pacino, je ne sais pas si certains s'en rappellent, vu que cela reste un film assez "mineur").
Le résultat final est assez intéressant. Très détonnant par rapport à tout ce qu'on a pu voir, dans le genre film de gangster. Sans doute plus réaliste. Plus passionnant ? Pas forcément. Parce qu'en dépouillant son histoire du folkore, en réduisant sa mise en scène (ailleurs baroque, et sensationnelle) au plus strict minimum, Ridley Scott a réalisé un long-métrage qui, se voulant simple, devient par moments un peu plat.
Ceci dit, "American Gangster" reste vraiment un bon film. Son casting n'y est pas pour rien : de Washington en Crowe, en passant par Gooding Jr, il n'y a que des acteurs exceptionnels, et exceptionnellement en forme. Si l'on a parfois l'impression qu'ils font tout le boulot, quel boulot ils font, et quelle histoire singulière Scott nous raconte...

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09 avril 2009

Coucou tout le monde !

Plusieurs personnes s'étant enquises pas e-mails de ma santé, je tenais à les rassurer d'un coup : je vais bien, je vais même très bien, tout se passe pour le mieux. Je reconnais que pour un retour en novembre, je n'ai pas vraiment assuré. Mais j'ai été si occupée à pouponner, que je n'ai pas vu le temps passer, je n'ai pas vraiment eu envie de m'y remettre. Puis, le congé maternité fini, je n'ai pas eu le temps de trainer sur la Toile, j'avais beaucoup trop de travail en retard. Bon, je vous raconte pas ma vie pendant deux heures, c'était juste pour dire que je passerais sûrement de nouveau, par ici, de temps en temps (je ne donne pas de date, cette fois !!). Ce ne sera sans doute jamais au même rythme qu'avant, mais vous pouvez considérer ce blog comme vivant, mais noyé dans un demi-sommeil (d'autant que je n'ai plus, pour le moment, de connexion Internet à domicile, donc ça ne facilite pas la vie)

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12 septembre 2008

Goodnight Laiezza

Alors, voilà : cela faisait quelques semaines (en gros : depuis un peu avant la rentrée) que j'y songeais ; certains étaient déjà au courant ; voilà, c'est décidé : je pars. Pas très loin, et pas très longtemps (sans doute pas plus tard que jusqu'à la fin novembre). Mais à l'heure actuelle, je n'ai plus vraiment le temps de "blogger", et je crois que les derniers billets, un peu superficiels, s'en ressentent. N'ayant ni la "puissance de travail" d'un Thom, ni l'aisance d'un Kill me Sarah, je suis bien obligée de mettre le blog entre parenthèses, car je préfère ne rien faire, plutôt que de mal faire. Surtout que, grâce à vous, j'ai maintenant des gens qui me lisent quotidiennement, j'ai quand même, du coup, un peu honte de (par exemple) mon dernier texte, sur Tournier.
Cependant, vous entendrez peut-être encore parler de moi à l'occasion, car je ne délaisse pas complètement la Blogosphère. Je passerai vous rendre visite de temps en temps ; et je continuerai d'apporter ma contribution ponctuelle aux Chats de bibliothèque(s).

Je vous laisse donc, je l'espère, pour pas trop longtemps... En musique, bien sûr.

A bientôt !


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